Il y a des moments où l’on ne pleure pas. Pas parce qu’on est fort. Pas parce qu’on va bien.
Mais parce que tout est coincé. Suspendu. Ravalé.
Ce poème est né d’un de ces instants. Une sensation physique avant toute pensée.
Un ventre qui se tord. Une gorge qui se serre.
Pas d’éclat. Pas de drame. Juste une lutte invisible, silencieuse.
Apnée
Le ventre qui se tord.
Une respiration en apnée.
L’air bloqué dans la gorge.
Le cœur au bord des lèvres.Mais rien ne vient.
Rien ne sort.
Ni larme, ni cri.
Rien.Le corps rend les armes, la pensée prend le relais.
Une angoisse sourde qui rampe.
Un inlassable assaut.
Une avalanche de questions.Des montagnes de doutes pour enterrer l’espoir.
Ne pas croire.
Enterrer.
Rester en bas pour ne pas chuter.
Ce texte est court, mais pour moi il pèse lourd.
Il parle de ces fois où l’on ne sait pas ce qu’on ressent. Où le corps encaisse, à la place. Où la pensée s’emballe parce que plus rien ne sort.
C’est une écriture de l’intérieur. Sans fioriture. Une forme de lucidité à même la peau.
Peut-être qu’il résonnera chez toi. Peut-être pas. Mais je crois que chacun de nous a connu un jour cette apnée — où l’on attend sans savoir ce qui, en nous, doit respirer à nouveau.
Merci d’être là pour lire.
Et si ce texte t’a touché, n’hésite pas à le partager ou à me laisser un mot.

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