Un peu

Il y a des jours où tout se tasse.
Des jours où l’on ne tient plus que par un fil qu’on ne sent même plus. Où le vide ne fait pas peur : il attire. Il console presque.

Ce poème est né d’un vertige. Pas celui qui fait chuter, non. Celui qui vous fige en haut du rebord.
Il parle du moment où l’on n’attend plus rien — pas même une réponse.
Du moment où l’on se laisse couler, doucement, sans lutte.

Et pourtant.
Quelque chose frémit.
Quelque chose résiste.
Pas un cri. Pas un sursaut. Juste… une lueur.
Ténue. Mais là.
Et parfois, cela suffit à reprendre.

Ce texte est pensé pour être lu à voix haute. Pour que le souffle, même saccadé, l’accompagne.
Pour qu’il rejoigne celles et ceux qui, dans le silence ou la nuit, attendent encore — peut-être sans y croire — un peu.

📽️ Le reel est à retrouver sur ma page Instagram

Un tourbillon sombre.
Une seule lumière à l’horizon.
Fragile. Vacillante
Aussitôt soufflée.

Les ténèbres reviennent.
Comme un ressac qui submerge. Qui te noie.
Ou comme un vent aigu.
À te rendre folle.

Des flashs lumineux aveuglants.
Quelque chose t’attrape.
Une main ? Toi qui cède ?
Tu ne sais pas.

À nouveau le néant.
Celui auquel tu aspires.
Le rien.
Il t’engloutit.

Et puis le voile frémit.
Tu vois un peu au travers.
Une lueur. Ténue.
Tu respires. Un peu.

Merci d’être là. Merci de lire.
Et si ces mots trouvent un écho en toi, n’hésite pas à me le dire — même brièvement.


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