Il y a des textes qui viennent vite. Qui s’imposent sans fracas, mais avec une évidence étrange. Celui-ci est arrivé comme ça.
Un battement suspendu. Une promenade qui se dérègle. Un monde qui glisse, presque sans bruit.
J’ai écrit C’était beau quand même en réponse au thème « Dans ma tête », proposé dans le cadre du concours de nouvelles organisé par les Éditions Anagnorisis. Le texte a été sélectionné, et il figure aujourd’hui dans le recueil collectif qui en est issu.
Ce n’est pas un texte long. C’est une déchirure douce. Un moment flou, à la frontière entre le corps, la mémoire et la disparition. Ce n’est pas un cri. C’est un souffle. Un flottement.
J’ai hésité à l’envoyer. Trop court ? Trop énigmatique ? Mais parfois, il faut faire confiance à la forme que prend une histoire. Ne pas forcer. Laisser émerger. Et laisser partir.
Je suis heureuse que ce texte trouve aujourd’hui sa place parmi d’autres voix. Et j’espère qu’il résonnera, même brièvement, chez celles et ceux qui le liront.
🖋 C’était beau quand même, publié dans le recueil collectif La rivale et autres nouvelles gagnantes (Éditions Anagnorisis).
Le recueil est disponible ici et sur Amazon.

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