Inspirations et lectures
Recos littéraires, coups de cœur ciné, thématiques croisées, réflexions sur le corps, l’IA, la mémoire, etc.
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Pendant longtemps, j’ai cru qu’une bonne ouverture devait frapper. Une disparition. Un cri. Une faille nette. Une première ligne qui gifle ou qui happe. Je croyais aux départs vifs, à l’entrée fracassante dans l’histoire. Et puis, j’ai commencé Les Apparences de Gillian Flynn. Et c’est une toute autre tension qui s’est imposée. Il parle d’elle.
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Je suis actuellement en train de lire Provenance d’Ann Leckie, et bien que je prenne plaisir à explorer cet univers lié au cycle du Radch, j’y retrouve une forme de déception, discrète mais persistante, sur un point particulier : le traitement du genre. Dans Le Cycle du Radch, l’emploi du féminin pour tous les personnages
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Il y a des phrases qu’on ne lit pas. On les entend. Elles respirent. Elles arrivent comme une gifle douce, ou un fil tendu dans la gorge. Dans Les Dépossédés, il y avait celle-ci : « Vraiment ? demanda-t-elle d’une voix très coquette. » Et tout s’est arrêté. Je voyais cette enfant — espiègle, brillante,
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Il fut un temps où je ne lisais presque que de la fantasy. J’aimais m’y perdre — dans les grandes épopées, les mondes magiques, les figures de héros marqués par la destinée. Puis est venue la science-fiction. Elle m’a happée. Son étrangeté, ses brisures de repères, sa liberté de remodeler le réel m’ont captivée. Pendant
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Avec ses excès, ses dogmes absurdes et son impérialisme exacerbé, Warhammer 40K pourrait prêter à rire. Mais il y a, dans cette démesure, quelque chose de fascinant. Ce n’est pas un univers équilibré ou juste : c’est une hyperbole permanente. Une satire en armure, où le grotesque devient un outil de réflexion. Ce monde est
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Dan Simmons m’avait déjà happée avec Endymion. Mais L’Échiquier du Mal, lui, m’a glacée. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur ce roman d’une horreur glaçante, à travers un passage qui ne m’a jamais quittée. Dans L’Échiquier du Mal, l’auteur excelle dans l’art de plonger ses lecteurs dans une horreur subtile, à la fois fascinante et glaçante. Un
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Je viens de finir La Justice de l’ancillaire, premier tome des Chroniques du Radch, et je n’en ressors pas tout à fait indemne. Ce roman m’a impressionnée par la manière dont Ann Leckie revisite la question des genres en SF – et pas seulement ça. Dans l’empire du Radch, tous les individus sont désignés comme
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Aujourd’hui, j’ai envie de mettre en lumière un auteur qui m’a profondément marquée : Dan Simmons. Le cycle d’Endymion m’a bouleversée, malgré les critiques concernant son rythme plus lent ou ses implications différentes de celles d’Hypérion. Ces deux cycles sont effectivement très différents dans leur approche, mais je ne vais pas m’étendre là-dessus… sinon ce post