Le monde retrouve son timbre
Tu tiens un fil.
Ou plutôt, tu crois le tenir.
Il se dérobe
Comme tes pensées.
Elles t’échappent.
Plus rien ne tient.
Tu sens tout.
Tu entends tout.
Tu es à fleur de peau,
Comme si chaque son, chaque sensation était une écharde.
Une porosité nouvelle
Une membrane qui s’adapte,
Qui absorbe
Qui rend
Puis le flux s’apaise
Et à nouveau le monde retrouve son timbre.
Échardes
Un rythme
Nouveau
Il t’ébranle
Te heurte
Les sons
Le sensations
Comme des échardes sous la peau
Elles irritent, griffent, percent.
Puis tu deviens moins poreuse
Plus nuancée
Tu respires dans un flux renouvelé
Et le monde retrouve son timbre.