Il y a des textes qui naissent quand l’air se raréfie. Pas ceux que l’on maîtrise. Pas ceux que l’on polit longtemps. Mais ceux qui apparaissent quand créer ne suffit plus.
Respirer la cendre est née de cet endroit-là. D’un moment où le geste commence à tricher. Où l’écriture, pourtant fidèle, ne protège plus vraiment. Où quelque chose insiste, brûle mal, et demande autre chose qu’un savoir-faire ou une forme maîtrisée.
Cette nouvelle ne cherche pas à convaincre. Elle avance à tâtons. Dans la fumée. Dans l’après.
Elle parle de ce qui reste quand le feu est passé. De la traversée plus que de la résolution.
Écrire ce texte n’a pas été un apaisement immédiat. Plutôt une tenue. Une manière de rester consciente là où tout pourrait se consumer trop vite.
Si j’ai choisi de publier Respirer la cendre aujourd’hui, c’est parce que certains textes n’ont pas vocation à rester enfermés. Non pour être compris. Mais pour exister là où ils peuvent rencontrer d’autres respirations.

Laisser un commentaire