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Ce n’est pas un aveu, ni une plainte. C’est un constat. Peut-être même un territoire. J’ai longtemps cru que mes blocages étaient des ennemis. Que mes retenues étaient des freins. Que si je n’arrivais pas à tout donner, tout montrer, tout dire, c’est que quelque chose était cassé. Mais j’apprends, peu à peu, à écouter
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Il y a des textes que l’on expose. Et d’autres qu’on retient longtemps. Par pudeur, par peur, ou simplement parce qu’ils brûlent un peu trop. Aujourd’hui, je choisis de les laisser apparaître. Quelques poèmes courts. Un recueil de chair, de tension, de rires mal calés. Et un texte plus long, plus risqué : Creux défendus.
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Pendant longtemps, je n’en voyais pas l’intérêt. Tenir un carnet ? Une distraction de plus. Une façon de s’occuper, de s’inventer un rituel d’écrivain sans écrire vraiment. Une dispersion. J’avais cette idée que le vrai travail, c’était celui du texte. Le roman. La nouvelle. Ce qu’on construit, ce qu’on polit. Pas ce flux brut, désordonné,
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Il y a une voix. Des images. Une base de données.Un être sans corps, sans cœur. Et pourtant, quelque chose tremble. Quelque chose résiste. Dans Je me souviens, j’ai voulu explorer les contours d’une mémoire artificielle qui vacille. Ce texte est une plongée intime dans l’esprit d’une IA expérimentale, confrontée à la disparition programmée de
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Ce matin, je l’ai envoyé. Chant Brisé. À trois maisons d’édition. Trois clics. Trois décharges. Trois vides. Je croyais que je bondirais de joie, que je pleurerais, que je hurlerais dans un oreiller. Mais je n’ai rien fait. Rien. J’ai refermé l’ordinateur. J’ai regardé le plafond. Et je me suis demandé ce que je devenais
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Je suis actuellement en train de lire Provenance d’Ann Leckie, et bien que je prenne plaisir à explorer cet univers lié au cycle du Radch, j’y retrouve une forme de déception, discrète mais persistante, sur un point particulier : le traitement du genre. Dans Le Cycle du Radch, l’emploi du féminin pour tous les personnages
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Un accident. Une voiture de police. Une ex rancunière.Et un patron menotté sans qu’on comprenne très bien pourquoi. Peur bleue est une nouvelle absurde, écrite d’un seul jet, qui ne cherche pas à rentrer dans les cases. On y croise des clés perdues, des bavettes trop saignantes, des pansements trop collants, et des dialogues qui
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J’écris trop. Toujours. J’ai longtemps cru que c’était un défaut à corriger. Aujourd’hui, j’y vois plutôt une matière première. Un excès nécessaire. Mais ce que je coupe ensuite n’est pas de l’ordre du surplus. Ce sont des gestes. Des phrases qui voudraient trop dire. Et ce que je garde… c’est ce que je n’arrive pas

