À Contre-jour est un roman en cours d’écriture. Il met en scène une femme, Claire, prise dans un huis clos feutré et tendu entre deux hommes : Victor, son compagnon, et Simon, un ami du couple.
Ce qui commence comme une triangulation banale — désir, secrets, faux-semblants — glisse peu à peu vers autre chose.
Un récit de domination affective. De manipulation douce. De morale inversée.

Mais derrière ce jeu trouble, il y a une tension plus ancienne. Quelque chose qui précède les gestes, et qui les nourrit sans se montrer. Une faille.

Un chapitre intitulé Celle que tu as laissée, remonte à cette faille.

Claire n’y raconte rien. Elle ne met pas de mot sur ce qui s’est passé. Ce n’est pas un flashback explicatif. Pas un trauma mis en lumière. C’est un souvenir que son corps, seul, continue de porter.

Un jour, quelque chose a basculé. Pas violemment. Pas spectaculairement. Juste assez pour que le monde, à partir de là, cesse d’être sûr.

Ce chapitre ne dit pas « pourquoi Claire est devenue comme ça ». Il ne cherche pas à excuser. Il ne cherche pas à rendre sympathique.

Il montre un moment de trouble. Un lien brisé. Un départ qui n’a pas eu lieu. Et ce qu’il reste quand il ne reste rien.

Depuis cette nuit-là, quelque chose en elle s’est mis à regarder le monde un demi-pas en arrière.

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