Il y a des lieux qui semblent avoir été abandonnés au milieu d’une phrase. Pas désertés. Pas vraiment vides. Simplement laissés là, dans une attente que personne n’a pris la peine de refermer.
Une lumière tombe encore sur les murs. Des fauteuils patientent. Une échelle reste appuyée contre une paroi, comme si quelqu’un allait revenir dans une minute. Mais personne ne revient.
Et pourtant, quelque chose continue. Pas une présence. Pas un souvenir précis. Plutôt une tension. Le sentiment qu’un geste a été interrompu. Qu’une scène pourrait reprendre à tout moment.
J’aime ces lieux-là. Ceux qui ne racontent rien clairement, mais qui donnent envie d’inventer ce qui s’est passé juste avant. Ou ce qui pourrait arriver ensuite.

Laisser un commentaire