Il y a des textes qui racontent. Et d’autres qui ne racontent rien, mais qui disent d’où l’on parle.
Celui-ci fait partie de ceux-là.
Je ne l’ai pas écrit pour expliquer l’écriture. Ni pour la magnifier. Encore moins pour la rendre acceptable ou rassurante.
Je l’ai écrit parce qu’il y a, dans l’acte d’écrire, quelque chose qui insiste.
Qui revient.
Qui pulse.
Quelque chose qui ne relève ni du loisir, ni du refuge.
Alors j’ai laissé ce texte se poser, simplement. Sans chercher à l’arrondir.
L’écriture est obsessionnelle.
Elle est pulsation, constance, compulsion. Impérieuse. Implacable.
Une promesse implicite, de vertige.
Un pacte qui ne promet jamais la paix.Elle enveloppe autant qu’elle tranche.
Parfois, elle percute. Comme une lame de fond.L’écriture accompagne avec fidélité.
Elle enferme aussi.Elle ne demande pas qu’on flirte avec elle.
Elle exige l’abandon — jamais la combustion.Écrire, c’est rester consciente là où tout pourrait brûler.
Je ne cherche pas, en écrivant, à me consumer. Ni à m’épargner.
J’écris pour rester là. Présente. Lucide. Même quand ça tangue. Même quand ça coupe.
Ce texte n’est pas une définition. C’est un point d’appui. Un endroit depuis lequel j’écris.

Laisser un commentaire